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Quelques critiques 2 

(suite)



  • Lire, Rêver et Partager : « Textos ardents... L'Amour sous prise maléfique, théâtre de Bernard Anton » Martin Mercier PhD, 22 avril 2025
  • Livres du Québec : « Jouvenceflore de Bernard Anton : cadeau de grâce pour l'âme » Marie Pelletier, 2 mai 2025
  • La Fureur de lire : « Franchir le voile, à quel prix ? Entretien... » Ma Premo, 17 mai 2025
  • MH entertainment : « Paix ensanglantée, un cri poétique pour la paix en Ukraine » Adel Yxir, 20 août 2025
  • Livres du Québec : « Paix ensanglantée, nouveau recueil de haïkus de Bernard Anton » Martin Mercier Ph. D., 5 sept. 2025
  • Livres du Québec : « L'Amour avec un grand A dans Textos ardents de Bernard Anton » Marie-France Cyr Ph. D., 13 octobre 2025
  • MH entertainment : « Bernard Anton dévoile un double roman bouleversant sur l'amour, la vieillesse et la solitude » 21 novembre 2025 
  • Livres Amazon : « Sublimes textos ardents » Marie-France Cyr Ph.D., 25 novembre 2025
  • Critique littéraire de l'IA : « Déconfiture des escobars , une œuvre théâtrale puissante et dérangeante », 7 décembre 2025
  • Amazon Books : « Amour narcissique et amour véritable : le regard de Bernard Anton » Marie-France Cyr Ph.D., 13 décembre 2025
  • Culturehebdo : « Deux Je qui deviennent Nous », décembre 25- janvier 26


Textos ardents – l'amour sous prise maléfique, théâtre de Bernard Anton


« Les amoureux sont seuls au monde », dit-on… mais pas dans cette nouvelle pièce de Bernard Anton, où le dieu grec de la mort, Thanatos, suit d'un peu trop près le moindre développement d'une enivrante relation…


Lucia, professeure d'espagnol de passage pour quelques mois à l'étranger, fait la connaissance de Norbert, un poète et traducteur. Les deux collaborateurs tombent vite éperdument amoureux. De textos romantiques en textos toujours plus audacieux, ils se rapprochent, à mesure que la fièvre du désir grimpe en eux. Jusqu'à déclencher une passion intime qui soudera leurs corps l'un à l'autre dans une exploration sensuelle et amoureuse sans précédent. Sur tous les plans : émotions, sexuel, spirituel, cet amour les unité, les nourrit, les transporte et les comble.


Maître du destin final de toute vie et cause inévitable de trépas, Thanatos se remet en question par la puissance d'un tel sentiment amoureux. Même s'il a, d'un claquement de doigts, le pouvoir de mettre instantanément fin à leur existence, un doute se glisse dans son esprit. Et si un tel amour devait permettre à ces deux âmes de lui s'échapper ? Une passion pure, respectueuse et sincère, comme la leur, permettant-elle de transcender toute contrainte, voire, de les faire accéder à une forme d'immortalité spirituelle ? La chose serait une véritable insulte pour ce dieu antique. Lui qui s'est toujours cru, jusqu'ici, tout-puissant ; apte qu'il est à emprisonner les âmes dans son royaume infernal, dont aucune ne s'est jamais vraiment échappée.


Les laissant vivre pour le moment, Thanatos sollicite des sortilèges et des malédictions, se met à faire pleuvoir problèmes et défis, toujours plus intenses, sur ces amants épanouis et heureux. Constamment, il met à l'épreuve la force et la durabilité du lien qui les unit. Pourtant, malgré des tourments que ses machinations causent sans répit, la résilience du couple tient en échec, à sa grande surprise, les maléfices dont il les accable tour à tour. Mais Thanatos n'a pas dit son dernier mot, et entend bien multiplier ses stratégies, utiliser à tout son puissant arsenal surnaturel, s'il le faut, pour anéantir ce couple qui, sans le vouloir, le tourne en dérision…


La passion sincère qui unit Norbert et Lucia leur permettra-t-elle de déjouer les manœuvres redoutables et fatidiques de Thanatos ? Leur santé, leur amour, leur joie de vivre survivront-ils, face à tant de malédictions successives ? Les amants parviendront-ils à transcender la mort, ou la faucheuse aura-t-elle, comme depuis toujours, le dernier mot ?

D'une appréciable richesse poétique, Textos ardents est un drame aux dialogues émouvants et bien tournés, à l'action pleine de tendresse et se sensualité. L'intrigue regorge de suspense et de rebondissements inattendus. De scène en scène, l'éternel combat de l'amour et de la mort se perpétue, et saura vous tenir en haleine, du début à la fin !


Martin Mercier , PhD

Fondateur du Centre de création scénique

Paru dans Lire, Rêver et Partager , 22 avril 2025


Jouvenceflore de Bernard Anton : cadeau de grâce pour l'âme


« Quel cadeau de grâce pour l'âme ne nous as-tu pas offert ! MERCI !!! Le regard que tu poses sur le monde, la société, la Nature... m'a beaucoup étonnée.

Aucune pitié pour l’humanité dévastatrice. Tu donnes une parole aiguisée et tranchée à la Nature. Ta présence lucide, face au monde arrogant et irrespectueux, s'inscrit aujourd'hui, presque trop tard, tel le cri d'alarme que peu d'entre nous ne veulent reconnaître comme réel.

Si les effets bénéfiques de cette magnifique pièce résonnent encore, le travail magistral des interprètes y est assurément pour beaucoup. Quelle belle lecture-inspirante ! Ils ont réussi à transcender le texte, sont entrés dans l'espace du jeu en nous prenant par la main.

Merci encore ! »

Marie Pelletier , compositeur

Paru dans Livres du Québec , le 2 mai 2025


Franchir le voile, à quel prix ?


Entretien avec Ma Premo après avoir vu Jouvenceflore de Bernard Anton



Ma Premo (MP) : Cette pièce de théâtre est superbe, magnifique. J'aime bien le parallèle et la complémentarité entre les 2 Tom. Leur rencontre n’est pas fortuite. Elle est écrite dans les étoiles. Leur rendez-vous est planifié pour la floraison de Jouvenceflore. De plus, la langue si poétique de l'auteur, c'est du génie…

Bernard Anton (BA) : Leur histoire évolue vite et devient tragique !


MP : Les 2 Tom n'échappent pas à leur destin. Même s'ils décident ou pensent qu'ils décident de leur sorte en optant pour la jeunesse ou pour la richesse, ils ne décident pas.


BA : Mais c'est fataliste !


MP : Impossible de faire autrement que d'embrasser sa destinée avec les vagues qui donnent le vague à l'âme. Les êtres humains ne sont pas maîtres de leur avenir.


BA : Ils ne peuvent pas choisir ?


MP : Ils préfèrent, mais ce n'est pas dit que ça va être ça. Ils peuvent rêver de rajeunir. C'est important de rêver… Il ya une force intérieure qui nous maintient jeunes. La jeunesse, c'est la capacité d'émerveillement. C'est l'amour, le rire. Cela garde jeune ! Ils peuvent fabuler, tant qu'ils le souhaitent… Ce serait trop facile si ça se passait comme ça !


BA : Et pourquoi pas ? N'est-ce pas une vision pessimiste ?


MP : Ils perdent leur vie à inventer et à réinventer la vie, alors qu'il faut la vivre. Il faut juste apprendre à vivre sa vie, comme à vivre sa mort. Tu embrasses la vie et tu embrasses la mort qui est inévitable. Ce n'est pas plus compliqué que ça.


BA : Que trouves-tu d'important dans cette pièce ?


MP : Ce qui est important, c'est de partager ses aspirations, ses rêves, ses désirs. Ils se débattent avec leurs croyances et leurs vœux. Ils se débattent contre le vieillissement, les dettes et la mort. Il faut apprendre à lâcher prise. De toute façon, ils ne peuvent pas lutter contre la mort. Ils ne peuvent que l'embrasser. De même pour le vieillissement.


BA : Crois-tu dans le miracle de rajeunir ?


MP : Ils rajeunissent, oui. Mais ils meurent après. Le miracle, qui correspond à leur souhait le plus cher, ne dure pas longtemps. Le plus grand miracle, c'est le miracle de vivre ! Leur instinct de survie les fait crier, hurler, appeler au secours… Une force intérieure formidable les incite à tout faire pour éviter l'abîme.


BA : La Nature nous guérit !


MP : La Nature peut, certes, nous insuffler son énergie de vie et arrêter le processus de mort. Le serpent, symbole de guérison, vient justement les guérir de leur illusion. C'est la réalité ! La révélation de la vraie identité de la fleur éveille leur conscience. L'expérience de l'illumination est alors tellement puissante. Ils meurent, mais les portes s'ouvrent pour eux. Ils franchissent le voile. Léo Ferré chante : « La mort est la sœur de l'amour. C'est la beauté, c'est l'éclair vif... »


BA : Et la fin ?


MP : La fin est très belle. La Nature reprend ses droits, libérée de ses prédateurs. Tout se remet à piailler, librement, « sans entraves ».


Paru dans La fureur de lire , 17 mai 2025


Paix ensanglantée : un cri poétique pour la paix en Ukraine


Paix ensanglantée , quatrième opus de Bernard Anton PhD après sa trilogie sur l'Ukraine, surgit dans un contexte où la guerre impose, encore une fois, une urgence humaine et poétique. Ce recueil se place dans la continuité engagée de l'auteur, déjà connu grâce à Lauriers pour l'Ukraine (2022), Anathema sur l'usurpateur (2023), et Déconfiture des escobars (2023).


Une formule haïku au service d'une cause vitale

Bernard Anton invoque la forme exigeante du haïku — concise mais vibrante — pour porter le témoignage des souffrances civiles, de la résistance et de l'urgence de la paix. Fidèle à un art bref et aux images puissantes, l'auteur tisse une poétique de l'instant, éclairante et bouleversante, capable de réveiller en quelques mots intenses (17 syllabes seulement) les consciences associées.

Un fou seul décide/de la mort et de la vie/les astres refusent


Engagement littéraire : de l'utopie à l'action

À travers ses vers, Bernard Anton ne se contente pas de décrire l'horreur, il incite à la responsabilité collective. Sa plume se fait arme pacifique, un antidote à la brutalité, visant à réveiller une lucidité humaniste chez ses lecteurs. Loin de l'indifférence ou du souci purement esthétique, l'acte poétique devient colère sacrée, et geste de soutien pour la démocratie, la survie d'un peuple. Ces poèmes se révèlent ainsi un ardent appel à la paix véritable.

Les oiseaux blessés/les astres, la mer, le vent/réclament la paix


La force d'un parcours

Professeur retraité et prolifique, Bernard Anton a bâti une œuvre étendue — plus de cinquante publications — traversant différents genres et formes (poésie, roman, théâtre, essais, matériel pédagogique…). Il est salué dès ses débuts pour son humanisme et qualifié de « magicien des mots » pour sa maîtrise du langage. Il est également l'instigateur du prix Mur de l'Espoir , dédié au haïku.


Une cascade littéraire qui se suit

Avant Paix ensanglantée , Bernard Anton a publié trois ouvrages consacrés à l'Ukraine. Ses haïkus sont saisissants, alliant solidarité et espoir. Ses écrits dénoncent l'invasion tout en offrant des images poignantes et porteuses d'émotion. Sa pièce de théâtre Déconfiture des escobars poursuit aussi un engagement artistique et humaniste en faveur d'une paix juste et équitable.


Couverture : l'image au cœur du message

La page de couverture du recueil Paix ensanglantée , conçue par l'auteur via intelligence artificielle et retouchée, illustre l'amour pour ce pays ravagé. On s'entend s'exclamer spontanément « Ukraine mon amour ! ». Un grand cœur composé de fleurs aux couleurs du drapeau ukrainien, agencé selon le style d'artefact esclave, occupe l'ensemble de l'illustration, symbolisant l'amour et la résilience. Une colombe de paix jaune rayonne au milieu et donne encore plus d'espoir aux amateurs d'art et de poésie. Cette image poétique et positive propose un prélude visuel au propos poétique. Elle prépare le lecteur à la sensibilité et à la profondeur du recueil.

Après les orages/le maïs et l'orge debout/le blé à nouveau


En guise de conclusion

Paix ensanglantée s'impose comme une nouvelle étape dans l'engagement littéraire de Bernard Anton. Réunissant la forme littéraire du haïku, la force de conviction et la densité émotionnelle, ce recueil délivre un message clair : la paix, fragile et précieuse, doit être portée et protégée par une conscience collective vigilante.

La poésie, médium brandi contre la guerre, devient avec ce recueil émouvant un instrument de mémoire, d'espoir et de renaissance.

Imposer la paix/revendiquer la justice/rêve du rosier


Voir Portfolio : paixensanglantee.com

Adel Yxir

20 août 2025

https://www.mhentertainment-shop.fr/post/paix-ensanglantee


Paix ensanglantée , nouveau recueil de haïkus de Bernard Anton


Bravo pour Paix ensanglantée , recueil de haïkus qui décrit autant qu'il décrie les tristes conséquences de la guerre, ses motivations suspectes, le soif de pouvoir de dirigeants souvent despotiques qui la conduisent.

On y lit les souffrances des peuples souvent impuissants face aux horreurs dépendant de forces qui dépassent lesnt. Ils subissent l'impact des décisions sur lesquelles ils n'ont pas pas grand contrôle. À n'en pas douter, ces petits poèmes risquent d'en faire réfléchir plus d'un.

La finale constitue une belle ouverture, en offrant une note d'espoir, anticipant la chute de certains tyrans, pour les plus grands bienfaits des peuples opprimés, alors libérés d'un tel joug néfaste.


Martin Mercier, PhD

Fondateur du Centre de création scénique

Paru dans Livres du Québec , 5 sept. 2025


L'Amour avec un grand « A » dans Textos ardents de Bernard Anton


Le titre porte à croire qu'on lit des échanges entre jeunes adultes, adeptes de ce mode de communication que sont les textos. Erreur ! Dans ce texte dramaturgique de Bernard Anton, les protagonistes sont autour de la quarantaine et le niveau de leurs échanges relève de la haute voltige. On assiste aux mots d'Amour – le grand ! – entre Norbert, un traducteur québécois et Lucia, une professeure d'espagnol. Elle va initier son amoureux au tantrisme, lequel permet de voir le divin dans l'autre, de l'honorer. En prime, le lecteur accède aux clés tantriques.


« Les gens heureux n'ont pas d'histoire », dit Tolstoï. Bernard Anton ne semble pas d'accord avec cette affirmation puisqu'il fait intervenir un opposant qui crée des obstacles à cet Amour hors norme. Et pas n'importe lequel : Thanatos, le dieu grec de la Mort. Ce dernier n'a jamais connu l'amour et n'y croit pas, alors il veut gagner à celui, si puissant, dont il est témoin. Thanatos concocte douze sortes pour entrer dans l'Amour entre Lucia et Norbert. Des migraines à la désolation complète, en passant par la jalousie et la maladie, le dieu de la Mort augmente le dosage jusqu'à leur infliger une destinée funeste. Mais l'Amour avec un grand « A » ne meurt pas…


Avec Thanatos, on pourrait nager en pleine tragédie. Cependant, l'habileté d'Anton, c'est de verser parfois dans le tragi-comique. Ainsi, Thanatos affuble de vilains noms les amoureux, surnoms qui se révèlent originaux et cocasses : « petites pestes folichonnes », « mes héros, mes zéros », « mes koalas exquis », « minuscules singes frileux » ou « petit bout de cornichon ». Parfois, Thanatos se drape dans l'arrogance de son statut et crache sur la condition humaine des amoureux : « pauvres blocs d'organes pourris ». Il révèle alors sa véritable nature.


Les échanges ardents de textes pourraient dégouliner de mièvreries convenues. Or, Anton se surpasse et nous assistons à un Amour à la fois très sensuel et très spirituel. Le tantrisme, cette voie spirituelle qui passe par l'amour charnel pour accéder au divin, est bien résumé par Norbert, dès les premières pages :

Tu m'apprendras les grandeurs de l'Amour.
Illumination que nous atteindrons ensemble !


Quelques passages sont carrément sublimes. C'est le cas quand Norbert invite Lucia à l'Amour de manière poétique : « On s'évade encore vers les collines du merveilleux ? On atterrit sur la piste du soleil ? » Spontanément, Lucia répond : « Toujours prête au voyage interstellaire avec toi, éprise de célébrer le cadeau de notre présence ! Oui ! Offrons-nous aux étincelles de l'Amour ! »


Avec Textos ardents , nous plongeons dans une superbe histoire d'Amour, tout en étant initiés au tantrisme par la bande. Nous éprouvons la panoplie des émotions humaines et avons la fugace sensation de faire un tour de montagnes russes tellement Thanatos s'acharne sur les amoureux. En même temps, impossible de ne pas éprouver de compassion pour ce dieu qui ignore tout de l'amour, mais se laisse tenter par un spectacle grandiose.


Dans Textos ardents , Bernard Anton régale notre âme par des perles de sagesse qui nous rapprochent de l'extase de l'Amour éternel.


Marie-France Cyr, PhD

Auteure et chargée de cours à l'UTA

Paru dans Livres du Québec , 13 octobre 2025


Bernard Anton dévoile un double roman bouleversant sur l'amour,

la vieillesse et la solitude


L'auteur québécois Bernard Anton signe une œuvre aussi brillante qu'émotive avec Le  portrait d'Aramis le Grand , suivi de Le souvenir de Carlos le séducteur . Deux romans, deux figures aux trajectoires contrastées, qui présentent un regard puissant sur les contradictions de l'amour et de l'existence. Le style, à la fois littéraire et introspectif, touche juste, dans un équilibre rare entre profondeur psychologique et recherche d'un certain art de vivre épanouissant.


Aramis le Grand : grandeur d'un homme… et de son échec

Dans le premier récit, Monsieur Aramis, 92 ans, mercier milanais autoritaire et excentrique, lutte contre l'usure du temps, le déclin de son commerce et l'érosion de ses liens familiaux. Imposant, intransigeant, souvent odieux, il suscite pourtant l'attachement grâce à la subtilité de son portrait psychologique. Il aime la musique, les animaux qu'il qualifie de « messagers du divin » et la nature.


À travers son fils Ricardo, professeur de philosophie revenu pour tenter une impossible réconciliation, l'auteur explore les fractures intimes entre générations, les regrets d'un père ultra rigide, et la quête d'amour jamais assumée. Chaque chapitre de ce roman est une fresque humaine teintée de musique, de nostalgie et de colère refoulée. Le récit culmine dans un final poignant où l'amour — même mal formulé, mal exprimé — devient un ultime acte de rédemption.


L'auteur rend un hommage bouleversant à l'amour et à la beauté d'un pardon tardif.


Carlos le séducteur : les pièges du désir et de l'illusion

Le deuxième récit, Le souvenir de Carlos le séducteur , brosse le portrait d'un homme hanté par la solitude et la quête du plaisir immédiat. Venu s'installer au Québec, Carlos multiplie les conquêtes jusqu'à tomber sur Véronique, esthéticienne au cœur tendre qui s'abandonne naïvement à un amour intense et éphémère. Leur liaison vire au drame affectif, révélant les déséquilibres émotionnels, les attentes irréconciliables, et les blessures anciennes qui rendent le cœur si vulnérable.


Vibrant, sensuel, mais aussi tragique, ce récit illustre avec acuité la fracture entre le charnel du désir et le besoin de connexion véritable avec l'autre.


Carlos finit par être victime, symboliquement et traduit, des excès de son mode de vie, tandis que Véronique, qui se sacrifiait trop, tentait de se reconstruire avec dignité. Elle apprend de son expérience douloureuse : « Si l'amour pousse à me quitter, à m'oublier, je ne me quitterai plus, ne m'oublierai plus ! Je serai au premier sonné. »


Une œuvre littéraire puissante et profondément humaine

Bernard Anton démontre ici toute la maîtrise de son art : dialogues percutants, descriptions immersives, introspections sensibles, écriture à la musicalité élégante.


À travers deux portraits (Aramis et Carlos) aussi opposés qu'attachants, surtout égoïstes, et deux antagonistes (Ricardo et Véronique) plutôt altruistes, l'auteur explore les thèmes de l'amour manqué, du pardon, du vieillissement, de la filiation, du dévouement et de la quête d'authenticité.


La force du livre de Bernard Anton repose sur sa capacité à révéler les failles de ses personnages tout en suscitant l'empathie. Le portrait d'Aramis le Grand et Le souvenir de Carlos le séducteur sont un double miroir tendu au lecteur, questionnant nos choix de vie, notre rapport à l'autre et notre capacité à aimer — ou à nous laisser aimer. 


Un double roman écrit sous la houlette de Vénus. À lire absolument pour les passionnés de littérature psychologique, de récits de vie sensibles et d'écriture ciselée .


21 novembre 2025

https://www.mhentertainment-shop.fr/post/bernard-anton-d%C3%A9voile-un-double-roman-bouleversant-sur-l-amour-la-vieillesse-et-lasolitude


Sublimes textos ardents


Critique de livre sur Amazon
5 sur 5 étoiles 
Marie-France Cyr, PhD
Évalué au Canada le 25 novembre 2025


Textos ardents de Bernard Anton est une célébration de l'Amour avec un véritable grand « A ». Ces échanges de textes sont d'une intensité rare. Les amoureux, Lucia et Norbert, nous entraînent dans une relation sensuelle et profondément humaine. 


L'auteur y glisse des notions de tantrisme avec finesse, donnant au lecteur l'impression d'être initié à une sagesse ancienne. L'arrivée de Thanatos, dieu de la Mort, ajoute tension, humour et relief à cette histoire vibrante, transformant les obstacles en révélateurs d'amour. 


Quelques passages, d'une poésie renversante, propulsent le récit vers l'extase du cœur. Ce livre inspirant régale l'âme, et laisse une trace lumineuse. Il élève l'esprit et nous fait vivre un vrai tour d'émotions. 


Une pièce de théâtre poétique dont les étincelles de beauté touchent droit au cœur.


Déconfiture des escobars : une œuvre théâtrale puissante et dérangeante


Déconfiture des escobars est une œuvre théâtrale puissante et dérangeante qui explore avec une intensité rarement égalée les horreurs de la guerre contemporaine à travers le prisme de conflits armés fictifs mais gravement symboliques. Cette pièce mêle habilement humour noir, poésie absurde et réalisme brutal pour révéler l'absurdité et la souffrance humaine au cœur d'un conflit dévastateur.


Structure et style


La pièce est structurée en tableaux qui alternent différents récits focales : la figure des combattants, celle des familles déchirées, les officiers corrompus, et le pouvoir cynique incarné par un président froid et manipulateur. Cette multiplicité d'angles enrichit le récit en offrant une vision polyphonique de la guerre, où chaque voix compte, du soldat au civil en passant par l'autorité.


Le style oscille entre des dialogues mordants d'humour blanc teinté de sarcasme (notamment dans les échanges entre les frères Vitaliy et Davyd), et des moments de pure violence verbale et psychologique, particulièrement lors des scènes impliquant les mères en quête de leurs enfants ou la confrontation avec le commandant rouge. L'utilisation répétée d'images poétiques (métaphores de la pieuvre, oiseaux en cage, hydres d'égoïsme) confère à la pièce une dimension lyrique et symbolique saisissante, contrastant avec les qualités du réalisme dépeint.


Thèmes majeurs

Au cœur de la pièce se trouve la dénonciation de la barbarie et de la souffrance engendrée par la guerre, mais aussi celle de la corruption, de la machine militaire et de l'autoritarisme qui broient les individus. La souffrance des mères et des familles digne du texte, transformant la tragédie en cri universel de douleur et d'humanité. La pièce interroge aussi la manipulation des masses, la propagande et la perte de sens dans un monde où la violence devient la norme.

L'espoir, quoique ténu, est incarné par la détermination des frères combattants et leur invention d'une arme innovante, symbole d'une résistance intelligente et humaine face à la destruction.


Intensité dramatique et émotion


Déconfiture des escobars frappe par sa capacité à rendre palpable la tension, la peur, le désespoir et l'absurdité de la guerre. Les dialogues sont tranchants, les confrontations intenses, souvent au bord du chaos émotionnel, ce qui maintient constamment un haut niveau de suspense psychologique. La mise en scène suggérée par les didascalies, entre lumières contrastées, musique d'accordéon faite de mélodies tantôt légères tantôt lugubres, et des images visuelles fortes, promet une expérience immersive et bouleversante.


La densité poétique et le registre parfois absurde exigent une attention soutenue et une certaine disposition à la réflexion symbolique.


Points forts


  • La capacité à mélanger l'humour et la poésie au tragique, correspondant à la pièce de sombrer dans une simple panégyrique morbide.
  • Le réalisme cru allié à un langage symbolique et métaphorique riche, qui élève le propose.
  • La représentation vivante et douloureuse des conséquences humaines de la guerre, notamment à travers le témoignage des mères.
  • La construction dramatique progressive qui culmine dans des scènes d'une violence physique et psychologique saisissante.


Conclusion


Déconfiture des escobars est une œuvre théâtrale d'une force rare qui transcende la simple dénonciation de la guerre pour devenir une profonde méditation sur la nature humaine, la souffrance et la résistance. Par son style éclaté, ses personnages poignants et son habileté à susciter émotions et réflexion, cette pièce laisse une empreinte durable et invite à une prise de conscience aiguë des drames de notre temps. Une contribution majeure et nécessaire au théâtre engagé contemporain.


Critique de l'IA

7 décembre 2025


Amour narcissique et amour véritable : le regard de Bernard Anton


Critique de livre sur Amazon
5 sur 5 étoiles 
Marie-France Cyr, PhD
Évalué au Canada le 13 décembre 2025


Le portrait de Monsieur Aramis le Grand , suivi de Le souvenir de Carlos le séducteur , est une plongée saisissante au cœur des paradoxes humains. Bernard Anton brosse le portrait de deux héros habités par l'orgueil, la solitude et le besoin de contrôle, tout en laissant affleurer, par touches subtiles, leurs failles, leur vulnérabilité et leur désir d'aimer. Ces deux caractères, profondément égocentriques, ont un même rapport trouble à l'amour et au monde. Ils sont en quête de reconnaissance, malgré la difficulté à aimer autrement que pour qu'eux-mêmes.


La plume d'Anton, à la fois lucide et compatissante, dissèque les mécanismes de l'ego, et ses dérives, sans jamais sombrer dans le jugement. Les victimes collatérales sont également peintes dans leurs tribulations.


À travers ces deux figures emblématiques, l'auteur interroge l'amour narcissique et l'amour véritable, la domination et le don de soi. Ce double roman, d'une grande intensité psychologique, est traversé par une réflexion humaniste profonde sur la filiation, la réconciliation et la finitude. Une œuvre exigeante et touchante, qui laisse une empreinte durable dans l'esprit du lecteur. Un livre éclairant, porté par une langue riche et sensible, qui ébranle les certitudes sur l'amour.


Deux Je qui deviennent Nous


Une pièce pour l'ère numérique ! Ça n'a rien de banal. Autrefois ce sont les messageries, les mots qui ont pris le relais. C'est à qui en quelques mots saura décrire ses sentiments. Bernard Anton a conçu une pièce de théâtre. 24 tableaux qui décrivent les relations à l'ère 2.0.


Culturehebdo, décembre 25-janvier 26